– Organisation Mondiale de la Santé (OMS) 7 mars 2023.
Lecroart Léa, association Soli’akadi
Le handicap, un mot qui interroge, suscite la méfiance ou attise parfois la peur lorsque le silence reste de mise. Nous c’est Soli’akadi, une association étudiante de sensibilisation et de promotion des droits humains qui vient d’arriver à Bordeaux. On évoque dans cet article un thème qui nous est cher : celui des situations de handicap. Des situations qui sont au cœur de nos sociétés et auxquelles font face 1,3 milliard de personnes en 2023 (Organisation Mondiale de la Santé), soit 1 personne sur 6. En effet, derrière chaque fauteuil, chaque canne, chaque diagnostic psychologique il y a un homme, une femme, un·e voisin·e, un·e ami·e d’enfance. Néanmoins, aux quatre coins du monde les situations de handicap sont appréhendées de façon disparate et inégalitaire. Aujourd’hui, ce sont eux·elles qu’on souhaite mettre en lumière, ceux·celles qui avancent dans le silence, ceux·celles qui atteignent les plus hauts postes, ceux·celles qui mettent en exergue chaque jour une force de caractère et une rage de vivre malgré une société mal adaptée.
Mais juridiquement c’est quoi ?
Juridiquement, la situation de handicap est encadrée par des législations nationales diverses mais influencées par une approche mondiale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En France ou en Inde, l’encadrement juridique est imprégné de la barrière sociale que la situation de handicap implique, tandis qu’aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’encadrement juridique est axé sur la limitation de la discrimination et l’accès effectif aux droits civiques. Du côté des pays africains ou d’Amérique latine, la réduction de la barrière environnementale est un enjeu plus explicité dans les fondements juridiques.
On retiendra, ici, qu’il y a une réelle volonté de l’encadrement universel des personnes en situation de handicap. Celle-ci résulte d’une approche globale, à vocation universelle, du terme de handicap par l’intermédiaire de l’OMS. En effet, la Classification Internationale du Fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) permet à l’OMS de mettre sur le devant de la scène une conception du handicap reposant sur les déficiences de la personne, les facteurs environnementaux limitant l’activité, et les restrictions de la participation. Cette approche met en exergue la complexité de la situation et la volonté de la comprendre dans son ensemble afin de faire primer l’autonomisation et l’épanouissement de la personne.
Ce travail de l’OMS sur les situations de handicap sert de référence aux États et aux organisations internationales pour régir le droit national, régional ou international. Cette dynamique d’homogénéisation est entretenue par l’Organisation des Nations Unies (ONU) à travers sa Convention relative aux droits des personnes handicapées ou encore la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH) qui participent, toutes deux, à tendre vers un encadrement universel effectif de la situation des personnes porteuses de handicap. La CIDH met notamment en exergue le fait que « la démocratie ne peut être qualifiée de complète si les personnes en situation de handicap ne peuvent pas participer pleinement et efficacement à la vie publique, dans des conditions d’égalité ».
Dans les faits ça donne quoi ?
Dans les faits, malgré cette volonté d’encadrement universel, il serait utopique de penser que les personnes en situation de handicap sont, aujourd’hui, intégrées parfaitement au sein de nos sociétés. De nombreux enjeux liés à l’accès à l’éducation et à la jouissance pleine et entière de ces droits et libertés sont prégnants.
Force est de constater qu’il est essentiel de s’informer et de comprendre les mécanismes d’inclusion comme d’exclusion grâce au dialogue. Dans cette dynamique, d’inclusion et de compréhension, des associations agissent ! Notamment l’association Récréamix 33 de l’ADIAPH qui offre un ensemble de services girondins ayant pour but de faciliter l’inclusion et l’accès au sport et aux loisirs pour les enfants et les jeunes, âgés de 0 à 18 ans, en situation de handicap et/ou à besoins spécifiques. L’objectif central est de co-construire des projets avec des familles et des professionnel·les afin de permettre une meilleure inclusion des personnes porteuses de handicap. De plus, d’autres actions menées par des acteur·ices de la société civile sont menées partout dans le monde, comme celles de l’association FETAPH qui est un réseau constitué d’organisations de la société civile travaillant sur la thématique du handicap au Togo et qui a pour but que toutes les personnes handicapées jouissent pleinement de leurs droits.
Une humanité ne peut être épanouie qu’à travers sa diversité : préservons nos différences !
Si vous souhaitez en savoir plus sur nos projets, n’hésitez pas à vous rendre sur notre compte Instagram @soliakadi.
