L’asso Just Act en questions / réponses



Par Andgel Badard–Abansés, L2 droit

Est-ce que vous pourriez nous présenter votre asso ?
L’idée de base, c’est simple : montrer que le droit, ce n’est pas inaccessible. On veut casser l’image du droit compliqué, réservé à une élite, et prouver que tout le monde peut le comprendre. L’asso a été pensée pour rendre le droit plus concret, plus vivant, et surtout beaucoup plus pratique.

Concrètement, qu’est ce que vous faites ?
Pas mal de choses ! Le cœur de l’asso, ce sont les procès fictifs, en civil comme en pénal mais on ne fait pas que ça. On organise aussi des ateliers avec des avocats ; des conférences parfois en rapport avec notre procès historique du moment et des événements plus conviviaux pour faire vivre l’asso comme récemment un Loto !

Les procès fictifs, ça ressemble à quoi ?

Ce sont de vrais faux procès ! Tout est construit par les étudiants : les dossiers, les pièces, les procès verbaux, les conclusions. L’idée, ce n’est pas de faire un concours d’éloquence, mais de vraiment travailler le fond du droit. Les cas sont pensés avec la Clinique du droit, pour rester au plus proche de situations réelles. On apprend énormément, surtout parce que tout se fait en groupe. Le prochain procès civil qu’on organise est le 2 avril à 18h30 à la Cour administrative de Bordeaux sur le thème du droit d’honneur et du divorce pour altération définitive du lien conjugal. Et, le prochain procès pénal se déroulera la semaine du 6 avril et portera sur les viols incestueux. Ces procès sont gratuits et ouverts à tous les publics : aux personnes en droit comme aux personnes d’autres filières, il suffit simplement de s’inscrire via notre page Instagram.

Il faut être à l’aise à l’oral pour participer ?

Pas du tout, et c’est important de le dire. Notre association n’est pas une asso d’éloquence. Il faut surtout oser essayer. Tout le monde est là pour apprendre et l’ambiance est super bienveillante. Les étudiant·es de master et ceux·celles qui ont déjà participé aident beaucoup les nouveaux·lles.

Vous faites aussi des actions en dehors de la fac ?
On intervient dans des collèges et lycées, toujours en lien avec les enseignant·es.La première séance avec les élèves sert à déconstruire les idées reçues sur le droit et les études de droit : que c’est trop dur, qu’on n’a plus de vie sociale, que c’est inaccessible… Ensuite, on propose des ateliers très concrets et ludiques : enquêtes, faux procès, débats, quiz interactifs… pour montrer que le droit peut être fun et utile.

Est-ce que vous aidez les étudiant·es qui se projettent dans les métiers du droit ?

Oui ! On a un pôle parrainage : chaque année, des étudiant·es peuvent être accompagné·es par des professionnel·les du droit (avocat·es, magistrat·es, greffier·es). Les étudiant·es postulent avec un CV et une lettre de motivation, et indiquent le métier vers quel·le professionnel·le ils·elles aimeraient être orientés. Ensuite, on va trier les candidatures et les personnes les plus motivées seront dirigées vers l’un de nos professionnel·les partenaires.

À quoi ressemble l’ambiance dans l’asso ?

Franchement, c’est l’un des gros points forts. Il y a une vraie entraide : personne n’est laissé de côté. Les profils sont très différents (licence, master, spécialités variées), et c’est justement cette diversité qui fait la richesse de l’asso. Même si ça peut impressionner au début, tout le monde collabore et progresse ensemble.

Comment fait-on pour rejoindre l’asso ?

Les adhésions se font uniquement en début d’année : après que vous ayez postulé on va venir discuter avec vous pour être sûr de votre motivation ! On reçoit de nombreuses candidatures mais, afin de garder un bon encadrement des adhérent·es, on limite le nombre d’inscrit·es !

Un mot pour ceux qui hésitent encore ?

Il ne faut pas se mettre de pression. L’association, c’est un endroit pour tester, apprendre, se tromper et progresser, sans jugement. C’est super formateur, très pédagogique, et vraiment fun ! Et si vous vous intéressez à la magistrature, à l’avocature, ou simplement au droit en général, c’est une expérience qui vaut le coup.