Par Lisa Lethoor
Kamala Harris, première femme, première personne noire et première personne d’origine sud-asiatique à occuper le poste de vice-présidente des États-Unis, vient d’essuyer sa défaite aux élections présidentielles, battue par Donald Trump, qui entame ainsi un deuxième mandat non consécutif. Cette élection marque une période de division et de questionnement pour les États-Unis, où les enjeux sociaux, économiques et environnementaux ont été au cœur des débats.
Harris, choisie pour succéder à Joe Biden, a tenté de recentrer l’agenda démocrate autour de thématiques cruciales comme les droits des femmes, la justice climatique et les réformes sociales, bien qu’on lui reproche une approche jugée trop prudente et une influence internationale limitée.
Trump, quant à lui, a su captiver l’attention d’une base électorale fidèle et grandissante grâce à une campagne marquée par une rhétorique nationaliste et un soutien affirmé de personnalités influentes. Elon Musk a massivement soutenu et encouragé une mobilisation électorale à son avantage via sa plateforme X (anciennement Twitter).
Kamala Harris : Une pionnière qui symbolise la diversité américaine
La récente défaite de Harris n’efface pas les avancées qu’elle a accomplies. Ses partisans rappellent qu’être pionnière n’est jamais simple, chaque étape marquant un progrès pour l’avenir. Née de parents immigrés, un père jamaïcain et une mère indienne, elle a passé sa vie à surmonter les obstacles pour devenir procureure, sénatrice, et enfin, vice-présidente.
Son parcours symbolise pour beaucoup une Amérique multiculturelle et déterminée, qui a sans doute nourri sa vision d’une société où les différences peuvent devenir des forces.
Les droits des femmes au cœur de son combat
Le combat d’Harris est notamment reconnu pour son soutien aux droits des femmes, un sujet au cœur de nombreux débats. « Pouvez-vous citer des lois qui donnent au gouvernement le pouvoir de prendre des décisions concernant le corps masculin ? » a-t-elle demandé à Brett Kavanaugh, juge assesseur de la Cour suprême des États-Unis.
Une défaite porteuse d’espoir pour l’avenir
Cette défaite pourrait peut-être représenter pour Harris un nouveau départ. « L’important, c’est de ne jamais abandonner… n’oubliez jamais d’essayer de rendre le monde meilleur. » une déclaration qui invite la nation à regarder au-delà des différences.
Harris a souvent rappelé que « l’histoire de l’Amérique a toujours été écrite par des personnes capables de voir ce qui peut être, sans être accablées par ce qui a été », une philosophie qui a guidé son parcours politique. Elle incarne ainsi l’espoir de ceux qui, comme elle, croient en un avenir où les possibilités sont infinies malgré les obstacles du passé.
Kamala Harris a conclu son « concession speech », une tradition américaine qui consiste à reconnaître la défaite du candidat perdant lors des élections présidentielles, à laquelle Donald Trump ne s’est pas soumis en 2020, par ces mots : « Lorsqu’il fait assez sombre, on peut voir les étoiles, » appelant chacun à trouver la lumière dans les moments de doute.